William Thomas Beckford

Vathek

William Thomas Beckford
Vathek
Édition sur l’original français et préface de Stéphane Mallarmé

264 pages, 110 x 180 mm
Collection fantastique | no. 14
Parution: 13 juin 2024
ISBN: 978-2-940718-39-9

Vathek, neuvième calife abbasside, grand esthète, puissant et cruel, abjure sa foi en signant un pacte avec un «Giaour» – un infidèle. Commence alors un parcours initiatique en quête de pouvoirs surnatuels. Mais, loin d’y accéder, Vathek et sa concubine Nouronihar seront happés par le stupre et la luxure et sombreront peu à peu vers des profondeurs infernales gouvernées par Eblis, le roi des démons.

Composé à la manière d’un conte des Mille et Une Nuits qu’aurait retouché le Marquis de Sade si ce n’est M. G. Lewis (Le Moine avant l’heure), ce récit terrifiant serait issu de la plume de William Thomas Beckford, âgé alors de 22 ans, à la suite quelques nuits d’orgies.

Écrit en français vers 1782, Vathek parait d’abord en traduction anglaise avant d’être publié à Lausanne en 1787. Ce curieux conte orientalisant n’a jamais cessé de susciter l’admiration et a inspiré de nombreux auteurs, à l’instar de Lord Byron, Edgar Allan Poe, Lovecraft, ou Borges, sans oublier Mallarmé dont nous rééditions ici la préface, imprimée à Genève en 1876.

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Esthète, collectionneur d’art, mais également homme politique, à maintes reprises membre du Parlement britannique, William Thomas Beckford (1760-1844) demeure dans l’histoire de la littérature pour son roman gothique Vathek. À l’age de seulement 10 ans, il hérite d’une immense fortune qui lui permettra d’effectuer de nombreux voyages, notamment en Italie et sur les rives du Léman. Beckford pourra aussi donner forme à ses rêves les plus fous, comme Fonthill Abbey, une gigantesque maison de campagne néo-gothique, construite entre 1796 et 1813 avec l’architecte James Wyatt.

Fasciné comme d’autres de ses contemporains par Vathek de Beckford, Stéphane Mallarmé (1842-1898) entreprend, dans les année 1870, une édition du texte accompagnée d’une importante préface. Bien que passablement négligée par la critique mallarméenne, cette préface constitue une œuvre littéraire à part entière, mais aussi une défense du texte de Beckford comme chef-d’œuvre de la littérature française.

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